Il y a quelques jours, je fêtais mes 37 ans.
Je ne fête pas systématiquement mon annif, parce que ça tombe peu après la rentrée, que tout le monde est en général bien occupé et aussi parce que je n'ai jamais vraiment organisé moi-même quoi que ce soit pour le fêter. J'apprécie qu'on me souhaite un bon anniversaire (et en général depuis 2001, plus personne n'oublie la date, je suis née le 11 septembre 1971) et si BiznessMum m'invite au resto à cet occasion, j'accepte volontiers. Mais je n'organise rien, je ne sais même pas vraiment pourquoi d'ailleurs. J. s'est toujours arrangée pour marquer le coup, même quand on était toutes les deux fauchées comme les blés. Je me souviens d'un annif où elle a débarqué en chantant « joyeux anniversaire » avec une assiette dans laquelle étaient empilés des gran*ny moelleux, surmontés d'une bougie. Mémorable ! Bon, on avait quand même de quoi se rincer le gosier, ceci expliquant peut-être cela. Hum, passons.
Je disais donc : il y a quelques jours, je fêtais mes 37 ans lors d'une petite bouffe improvisée entourée de mes amis. Des bulles, des fous rires, un gâteau raté (effondrement de la chose au démoulage) (grrr, j'ai râlé, sur le coup), rien ne manquait à la petite fête. Côté intendance, heureusement que je me suis un peu doutée de quelque chose parce que je n'attendais en principe que ma meilleure amie ce jour là. « Je viendrai chez toi vers 18 ou 19h pour passer la soirée avec toi » « oki, ça roule, J. » Résultat, 1+1+1+1+1+1 = 6 pour le repas, l'énooooorme gratin de pâtes que j'avais préparé a été juste suffisant pour nourrir tout le monde. Quand au gâteau raté, je l'ai reconverti en verrines avec de la crème anglaise, tant pis pour les bougies.
Tant qu'à faire, on a aussi fêté mes dents. Parce que le vendredi précédent la rentrée, on m'a extrait toutes les dents sous anesthésie générale (du moins ce qui en restait, suite à un problème d'émail + 4 grossesses, plus grand-chose à ma grande honte) et on m'a placé directement des prothèses amovibles. Opérée à 15h30, je sortais de la clinique à 19h, quasi une formalité. Du moins pour l'extraction. Parce qu'après il faut s'y habituer. D'abord, à sa nouvelle tête et la première fois que je me suis vue dans le miroir, je me suis demandé qui était cette folle à la bouche (trop ?) pleine de dents qui me regardait étrangement. Puis, le deuxième effet kiss*cool, il faut gérer la douleur. – 23 dents + 2 prothèses (sans temps de cicatrisation) = 1 semaine de douleur à avoir un peu envie de se taper la tête dans le mur. Ou le pied plutôt, histoire de focaliser sur une autre douleur que celle-là. Et puis il faut essayer de manger. Ou pas. J'ai mangé de la glace, du yaourt, de la soupe, de la purée, du porridge. Alors que je rêve de manger une bonne baguette, croquer dans un vrai fruit, et j'en passe. Et j'en ai (d'après mon dentiste que j'ai vu aujourd'hui) encore pour un bon mois au moins pour m'adapter. J'ai déjà perdu 2 kg, yess, pourvu que ça dure (en fait, c'est encore plus fort que kiss-cool : extraction + prothèse = triple effet : le sourire, la douleur et le régime forcé). Maintenant on m'appelle Miss belles-dents ou belles-quenottes, Miss Col*gate ou Ultr*Brite. Donc voilà, j'ai 37 ans, et dans 4 à 6 semaines je pourrai littéralement mordre la vie à plein dents !!!

